• La Part de l'autre, EE Schmitt, 2001

    Le point de départ de l’ouvrage est attractif : que se serait-il passé si Adolf Hitler avait été reçu à l’Académie des Beaux Arts ?<o:p></o:p>

    En quoi cet « évènement » aurait été déterminant pour le reste du monde ? Ce monde aurait-il été meilleur ou pire ?<o:p></o:p>

    Et que serait devenu ce jeune autrichien sans le sous mais plein d’espoir ?<o:p></o:p>

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    Le propos est simple, mais la prose, elle ne l’est pas… Elle est belle, délié, artistique, entraînante…<o:p></o:p>

    Le constat, lui, n’est pas simpliste mais réfléchit, argumenté et enrichit par des recherches sérieuses.<o:p></o:p>

    EE Schmitt pousse notre réflexion autant que nos émotions dans leurs retranchements les plus saugrenus… Il parvient à rendre Adolf H. passionnément attachant et Hitler désagréablement humain.<o:p></o:p>

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    La construction qu’à choisit l’auteur est assez simple mais ambitieuse : raconter tour à tour la vie de ces deux hommes qui ne font qu’un… Et EE Schmitt utilise tout son talent pour jongler d’un univers à l’autre sans perdre son lecteur en route. Il use d’une astuce ingénieuse : son écriture change selon qu’il parle du Hitler qu’on connaît ou de celui qu’on aurait aimé rencontrer ; son style évolue selon les situations historiques et personnelles rencontrées par les deux parts de « l’autre ».<o:p></o:p>

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    Non content de nous donner une réflexion philosophique sur l’Histoire, la guerre, la politique et le parcours d’Hitler, Schmitt se lance parfois dans un discours intelligent sur l’Art et sur l’Artiste.<o:p></o:p>

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    Je n’aurais jamais pris l’initiative de lire une biographie d’Hitler. Ce qui m’a attiré, c’est la part artistique que Schmitt a voulu explorer, c’est elle qui m’a poussé à en savoir plus sur ce dictateur antisémite. Ce qui m’a encouragé à lire ce livre, c’est réellement « la part de l’autre ».<o:p></o:p>

    Pendant toute la première partie, je suis restée de marbre face à Hitler et, au contraire, subjuguée par Adolf H.<o:p></o:p>

    Puis, au fil de la lecture, j’ai compris et accepté que mon indifférence était en fait une barrière, un rempart pour me détacher d’Hitler. Comme pour me convaincre qu’il n’était pas humain, qu’il ne pouvait pas être « Monsieur tout le monde ». <o:p></o:p>

    Dans l’excellente post-face de l’ouvrage (« Journal de « La part de l’autre »), EE Schmitt écrit : « Mon livre sera un piège tendu à cette idée. En montrant qu’Hitler aurait pu devenir autre qu’il fut, je ferai sentir à chaque lecteur qu’il pourrait devenir Hitler »…<o:p></o:p>

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    Mon indifférence s’est transformée en curiosité. Comment peut-on, pourquoi, où, quand… Rendue avide d’information sur Hitler, cherchant à comprendre ce qui l’a amené là où l’on sait, émue aux larmes ou aux éclats par Adolf H.,  je me suis lancée toute entière dans l’ouvrage. <o:p></o:p>

    Le rationnel et l’émotionnel se confrontaient en moi à chaque fois que je basculais de l’insoutenable réalité à l’épatante fiction imaginée par Schmitt.<o:p></o:p>

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    Les deux histoires sont tellement intenses qu’on referme le livre avec difficulté. En effet, malgré les horreurs engendrées par Hitler, on peine à se détacher d’Aldolf H et des personnages qu’il aurait pu rencontrer….

     

     


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