Max Gallo se vante d’être « fier d’être Français »… Au cours de la lecture de son essai, on s’aperçoit qu’il tente en fait de nous montrer à quel point le « nationalisme positif » s’il on peut dire, est important.<o:p></o:p>
En effet, en s’appuyant sur des éléments historiques et sociologiques puis en étayant sa thèse en se plongeant dans l’actualité (crise des banlieues, montée de l’extrême de droite…) il veut nous faire comprendre l’importance du sentiment national. Que l’on se nomme Jean, Omar, Maria ou Graziella lui importe peut. Du moment où on loge, travaille, vit sur le sol français, on doit pouvoir espérer devenir « Français de préférence ». Peu importe nos origines… à condition que le mélange des cultures se fasse dans le plus grand respect !<o:p></o:p>
Max Gallo remet en cause l’histoire – dont certains pans ont été oubliés par la population – et le comportement des hommes politiques qui, selon lui ont mis en place une « pédagogie du renoncement ». Loin d’être une solution bénéfique, le projet Européen serait alors devenu la seule issue à la « crise » – mot valise qui signifie : « rien ne va plus, mais on sait pas trop comment ni pourquoi »… L’Europe est conçue comme un immense écran derrière lequel on colmaterait la fracture ouverte de la France.<o:p></o:p>
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L’ouvrage est très intéressant car très riche d’enseignements. Néanmoins, on peut parfois se demander s’il n’a pas été écris sous le coup de la colère, et paradoxalement, sous l’emprise de l’incompréhension. En effet, il me semble que c’est un homme qui se décide à penser la France au moment où les Français ne se comprennent plus eux-mêmes. Ainsi, cela rend l’essai de l’historien d’autant plus intelligent car c’est le Français qui s’appuie sur l’histoire pour penser et non le contraire.
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