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Edito
Bienvenue dans mon "Monde Virtuel"* ! Vous y trouverez des thèmes aussi divers que : L'Art, Le management, la musique , le cinéma, L'Analyse Transactionnelle, et surtout, le nerf de la guerre, la colonne vertébrale, l'essence même de Monde Virtuel, .... mes Lectures...
Et pour faciliter l'accès à mes commentaires de lectrice assidue, j'ai mis en place un sommaire "alpha-auteur" parce que c'est quand même plus pratique comme ça !
Soyez les bienvenus dans mon univers, et surtout, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires !!! Ce blog est avant tout un lieu d'échange, de partage, collaboratif, quoi !
* en hommage à -M-, biensûr !
Que rien ne bouge, Fabrice Mauro, Roman, 2009
Publié par hinachii dans Carnet de lectures Quatrième de couverture :
Qu’est-ce qui a bien pu amener un homme ordinaire, père de famille aimé, brillant avocat, à se faire sauvagement poignarder dans un centre commercial ? Comment la vie peut-elle être assez cruelle pour mettre en danger une petite famille « sans histoires » ? Qu’a-t-il bien pu se passer dans le parcours de Vincent Degas pour en arriver à ce point là ? C’est ce qu’il va nous raconter, nous confier même, au fil des pages de Que rien ne bouge… Car le roman commence par la fin, par la dernière épreuve qu’il aura à traverser avant d’accéder, peut-être, à la plénitude.
Vincent est un étudiant plein d’avenir et d’espoir quand il rencontre la « femme de sa vie », Elodie. Une jeune femme charmante et pleine d’esprit qui lui fait découvrir la vie à deux, bons et mauvais côtés compris ! Elodie s’avère maladivement jalouse, par manque de confiance en elle. Elle n’hésite pas à se donner en spectacle pour montrer à toutes que Vincent est l’élu de son cœur et faire preuve de beaucoup d’impulsivité lorsqu’une éventuelle prétendante prédatrice pose le regard sur son bien aimé. Ce qui a évidemment le don d’agacer et de gêner le bellâtre, au bord de la crise de nerf ! Histoire somme toute assez banale me direz-vous : un couple se crée et se déchire avec le quotidien, un autre se crée et c’est la roue de l’évolution qui tourne… C’était sans compter la capacité de l’auteur à mettre en scène des personnages hauts en couleurs, plein de nuances et de contradictions, bouleversés par leurs propres paradoxes et leurs peurs des lendemains qui déchantent. Des êtres humains quoi… Eh bien oui, des êtres humains dont les travers sont vraiment bien mis en valeur, Vincent Degas en première ligne, témoin et confident privilégié de cette épopée sentimentale !
Les amours, les aventures, les problèmes, les doutes s’enchainent à un rythme d’enfer. Vincent se perd dans ses retranchements, dans ses principes qui se fissurent et volent en éclats. Car la vie est cruelle et casse nos rêves, nos espoirs, les fondements les plus moraux et immoraux enfouis en notre fort intérieur… Et si c’était pour nous rendre meilleur ? En quelques pages, Fabrice Mauro nous plonge dans un univers riche et surprenant, plein de leçons, d’humour et de sensibilité. L'auteur réussit avec brio à nous faire partager les moments d’émotion, les scènes charnières que traversent ses personnages. Ces derniers étant, rappelons-le, tout à fait étonants et très crédibles ! Gros coup de cœur pour les scènes d'amour, très sensuelles, extrêmement bien écrites, narrées d’une main de maître ! Jamais trop ni trop peu, juste ce qu’il faut pour que l’imaginaire fasse le reste…
Sentiment général, donc : auteur à découvrir et à suivre !
Geisha, Arthur Golden, Roman, 1999
Publié par hinachii dans Carnet de lectures Quatrième de couverture : Sous la forme des mémoires d'une célèbre geisha de Kyoto, un grand roman sur un univers secret et étonnant, où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer, où la virginité d'une jeune fille se vend aux enchères et où l'amour doit être méprisé comme une illusion. Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l'histoire de Sayuri dans le Japon des années trente. C'est à travers son regard d'enfant malheureuse que l'on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés et ses ruelles sombres. C'est à travers son initiation et sa métamorphose que l'on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales. Née sous le signe de l'eau, n'agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, Sayuri nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre Mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d'un homme de qualité, convoitée par son ami, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la liberté.
L’histoire de Chiyo-Sayuri est celle de beaucoup de petites filles japonaises qui ont du quitter leur village natal pour aller vers la grande ville, dans l’espoir d’y trouver plus que ce que la campagne ne pouvait leur apporter… A ce détail prêt que Chiyo n’a pas choisit ce destin… Son père a été forcé de la vendre à un « recruteur »… A son arrivée à Gion, Chiyo ne se doute pas du destin étincelant qu’y s’offre à elle si elle devient Geisha. Mais avant d’y parvenir, elle devra traverser beaucoup d’épreuves, franchir beaucoup d’obstacles pour atteindre le niveau d’artiste (traduction de Geisha…) L’apprentissage et la vie de l’Okia est difficile à supporter. Surtout quand inconnu. On suit avec passion et acharnement le destin de cette petite fille devenue femme, et pas n’importe qu’elle femme ! Attachante, troublante, étonnante, Chiyo-Sayuri nous transporte dans un univers merveilleux et cruel : celui du Japon de l’avant guerre, celui des quartiers des plaisirs…
Il est beaucoup question de choix, de destin immuable, d’obligation, d’étape à franchir pour atteindre son idéal. On découvre un Japon des « bas fonds », où l’éthique et la morale ont un sens différent. Puis, la Seconde Guerre Mondiale vient bouleverser cet univers si bien structuré. Et les forces et les faiblesses de chacun se révèlent.
Sous prétexte de nous raconter la vie d’une Geisha « sur le retour » venue s’installer à New-York, Arthur Gilden nous dévoile les trésors du Japon. Ses cultes et ses rites ancestraux, ses cérémonies, l’organisation complexe et intrigante des quartiers des plaisirs. On est heureux d’en apprendre plus sur un pays qui nous semble parfois si lointain. Mais ce qui nous tient en haleine au cours de l’ouvrage, c’est bien l’héroïne, son évolution, ses transformations, son parcours pour devenir femme puis Geisha convoitée. Les sentiments, les attentes, les déceptions, les espoirs et surtout l’amour que Sayuri porte à son « âme sœur » envoutent le lecteur…
J’ai vraiment adoré ce livre ! C’est un régal, un délice, un bijou ! Je le conseille à tous les friands de belles histoires, bien écrites et prenantes ! On apprend énormément de choses en lisant Geisha et on y prend beaucoup de plaisir ! L'avis deKarine, deElora, et deMajanissa.
Le Film : Le scénario est très fidèle à l’œuvre. Si quelques aspects ont été mis de côté – ce qu’on comprend aisément – l’essentiel y est ! Esthétiquement très beau, l’histoire perd malheureusement de sa valeur… Si les personnages gagnent en éclat, ils perdent en profondeur ! Les personnages sont bien plus superficiels que dans le livre, surtout Chiyo et Mameha, sa protectrice grande sœur. J’ai été séduite par les merveilleuses images mais déçue par le manque d’intensité et d’envergure, par l’inconsistance de certaines scènes… Tags associés : Geisha, Arthur Golden, Japon, Chiyo Sayuri, artiste
Je suis né un jour bleu, Daniel Tammet, Témoignage, 2007
Publié par hinachii dans Carnet de lectures Quatrième de couverture : Je suis né le 31 janvier 1979. Un mercredi. Je le sais parce que dans mon esprit, le 31 janvier 1979 est bleu " Daniel Tammet est un autiste savant aux capacités hors du commun, un génie des nombres. Il a ainsi mémorisé les 22514 premières décimales de Pi, parle sept langues et a appris l'islandais en quatre jours. Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs. Dans ce témoignage plein d'espoir, il explique comment il a mis toute son énergie pour sortir de ces ténèbres qui l'ont longtemps coupé du monde et comment il a réussi à se socialiser. Un voyage en couleur qui entrouvre la prison de l'autisme.
C’est le témoignage prenant d’un autiste Aspeger surdoué qui réussit à faire face à sa différence et à aller vers les autres. Les personnes atteintes du spectre autistique sont célèbres pour leur côté sauvage et insondable. Très longtemps considérés comme des fous extrêmes, certaines œuvre d’art – par exemple Rain Man – ont fini par changer le regard que les gens « normaux » portent sur l’autisme. Je suis né un jour bleu n’est pas une œuvre d’art, ce n’est pas une œuvre « de fiction », et c’est cela qui m’a autant touché. Daniel Tammet se livre avec une sincérité troublante, de façon très simple, très fluide. Certains passages sont teintés d’une apparente naïveté, qui révèle en fait une vraie profondeur, une acuité exceptionnelle.
Puis soudain, le véritable « prodige » apparaît. Ce ne sont pas ses capacités – au demeurant hors du commun – de calcul et de mémoire qui m’ont frappé, c’est sa faculté de communiquer, sa facilité à exprimer ses sentiments, à extérioriser ses émotions. Car rappelons que l’une des grandes difficultés des autistes réside dans leurs problèmes de communication sociale avec autrui. Les chercheurs s’accordent à penser que souvent – il y a plusieurs forment d’autisme – la chaine de liens sociaux a été brisée ou détériorée, ce qui les empêche d’utiliser nos codes apparemment commun pour entrer en relation (politesse, humour, langage corporel…)
Pour moi, c’est donc dans le fait même d’avoir écrit cet ouvrage que réside déjà l’originalité du livre. Mais il se trouve qu’on se laisse prendre avec délice au jeu des curiosités, d’un monde qui nous semble tantôt inaccessible tantôt si familier. Je me surprise à me retrouver dans certaines de ses réflexions, de ses réactions et de ses petites habitudes saugrenues qui peuplent nos quotidiens. Ses petites choses de la vie que font de nos repères des éléments aussi important et plein de sens cachés.
C’est un témoignage qui nous en apprend plus sur l’autisme, sur une certaine forme de génie, sur la solitude, l’intelligence, la force des sentiments et de la volonté mais aussi sur nous même !
Il m’a vraiment donné envie de lire son second livre, plus théorique et plus sérieux, Embrasser le ciel immense. Je suis donc en pleine lecture et je me régale ! Tags associés : jour bleu, Daniel Tammet, autisme, asperger, prodige
DearS Tome 3
Publié par hinachii dans Livres d'images Petit message perso :
Je cherche désepréremment le Tome 3 du manga DearS !!! Ce tome est en rupture chez l'Editeur et introuvable en VF sur les sites de vente. Du coup... je suis bloquée dans la série !
Si vous pouvez résoudre mon problème, contactez moi via KaZeo ! Merci d'avance !
Moi vivant vous n'aurez jamais de pause
Publié par hinachii dans Livres d'images
Petit opus illustré ! A lire de toute urgence pour celles et ceux qui s'insurgent face aux visages déprimants des "conseillers de vente" des grandes enseignes culturelles !!! L'auteur y raconte, tout en illsutrations, comment elle a "cru devenir libraire" ! Un petit bijou de la littérature illustrée ! Au même titre que Ma vie est tout à fait fascinante d'ailleurs paru dans la même collection ( à suivre). Vous pouvez continuer l'aventure sur le blog de Leslie Plée ! Régalez vous bien !
Traversée, Niki Gemmel, Roman, 2000
Publié par hinachii dans Carnet de lectures Quatrième de couverture : Fin, une jeune journaliste de Sydney, fatiguée de sa vie citadine et des faits divers sordides, saisit l'occasion qui lui est offerte de couvrir une expédition scientifique en Antarctique. Ce désert blanc, le plus inhospitalier de tous, continent de légendes
Fin se lance dans une grande aventure pour échapper un peu à son quotidien. Journaliste radio, sa vie est rythmée par les ondes radios de la police et les fais divers. Lorsqu’on lui propose de partir en reportage pour l’Antarctique, elle y voit une belle opportunité à la fois professionnelle et personnelle. C’est en effet l’occasion de découvrir des univers totalement nouveaux. La traversée en bateau, huis clos où l’intimité prend un tout autre sens ; puis l’arrivée dans ce paysage lunaire et sans âge… La promiscuité, la solitude, les railleries des compagnons (qui n’aiment pas particulières les journalistes fouineurs) mais aussi l’intensité du voyage, la chaleur de se sentir au sein d’une communauté, la sensation de vivre une expérience totalement inédite, aideront Fin à mieux se connaître. D’autant que la traversée lui réserve bien des surprises… Tout comme son retour à la « vie réelle ».
Le début du roman est un peu « plat » mais bien rythmé par des allers-retours temporels. Ce sont les préparatifs, nous ne sommes pas encore entrés dans le vif du sujet, mais cela nous permet d’appréhender tranquillement le personnage de Fin. On s’attache rapidement à ce personnage « Madame tout le monde » qui s’apprête à vivre un expérience hors du commun. Et une fois l’histoire lancée, on va de surprises en surprises… de façon très lente et très posée, étrangement. Comme si l’auteur avait voulu nous transporter au même rythme que le bateau et ses passagers…
J’ai retrouvé avec plaisir le piquant et l’humour que j’avais tant aimé dans La mariée mise à nue. Dans Traversée, le style de Nikki Gemmell varie en fonction de l’état moral de son héroïne. Tout est fait pour le lecteur s’imprègne facilement mais profondément de l’univers dans lequel l’auteur veut l’entraîner. Seul léger bémol : certains personnages sont abordés très vite et lorsqu’on les croise à nouveau au cours du récit, on ne sait plus très bien qui ils sont. Mais l’impression qui domine en refermant les pages est tout à fait à la hauteur de mes espérances : à la fois surprise et charmée ! Tags associés : Nikki Gemmell, Traversée, Antarctique, voyage, amour
Charlie Winston - Coup de coeur !!!
Publié par hinachii dans La watt à zik
J'ai eu un gros coup de coeur pour Charlie Winston lors de son premier passage à TARATA il y a plusieurs mois déjà ! Mais comme j'ai très mauvaise mémoire, j'avais surnommé le loustik "Le hooboo". Bien décidée à découvrir cet artiste, je cherchais d'autres titres sur le web, et à ma grande surprise, j'ai découvert qu'il passait dans le coin (et pour pas cher Quelle surprise !!! Quel Bonheur !!! Quel merveilleux Live !!!
Non content de pondre des mélodies entrainantes comme Like hobo, c'est aussi une bête de scène, un clown, un personnage attachant qui montre tout sa sensiblité lors d'un "solo voix/piano" envoûtant et qui sait passer du coq à l'âne pour notre plus grand plaisir !
Alors depuis, forcément, je l'écoute en boucle !!! Allez, encore un petit coup pour la route :
Allez, encore un, pour le plaisir !!!
A savoir qu'il a pour musciens ces gars là : Medi and the medecine show Ils ont fait sa première partie au Théâtre Lino Ventura (Nice) ! Une autre grosse surprise de la soirée !!!
Tags associés : Charlie Winston, like a hobo, in your hands, medi and the medecine, musique
Attirances, Didier Van Cauwelaert, 2005
Publié par hinachii dans Carnet de lectures Quatrième de couverture : Un écrivain harcelé par l'étudiante qui lui consacre une thèse ; un peintre qui s'accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux ; une maison qui envoûte jusqu'à la folie ceux qui s'y attachent... Faut-il résister à l'attirance ? Et si l'on y cède, est-ce pour se fuir ou pour se retrouver ? Liées par un même secret, trois passions vénéneuses où culmine le talent d'un des plus grands auteurs français d'aujourd'hui.
Trois histoires, trois longues nouvelles qui vont toutes vers un point convergeant : La Vila Marine. Le lien est subtil, souvent simplement effleuré, mais toujours bien présent.
Mélant réalisme et surnatural, Didier Van Cauwelaert nous entraine vers les destins tragiques de la famille Kern, et les conséquences ou les causes d’une histoires datant de la seconde guerre Mondiale. Les trois nouvelles sont vraiment prenantes et encouragent le lecteur à aller toujours plus loin… Il se lit donc très vite !
Le style est très agréable accessible mais recherché. Didier Van Cauwelaert n’en dit ni trop, ni trop peu… et si on reste un brin sur sa fin, au bout du compte, on sent que c’est parce qu’il l’a voulu ainsi… Réussi !
Millénium II & III, Steig Larsson, 2008 - Saga policière
Publié par hinachii dans Carnet de lectures
Petite explication : L’auteur avait choisi de ne faire qu’un seul tome, l’éditeur (Actes Sud pour la France) en a décidé autrement… Et on peut tout de même le remercier car dans les transports en commun, ça fait moins lourd ! [Rien à voir avec la littérature !] Mais puisqu’à l’origine, ils ne faisaient qu’un, je vais les chroniquer ensemble. Et puis, je les lu d’une traite, à la suite, sans relâche !
On retrouve avec plaisir nos deux héros, le brillant Mikael Blomvist et l’énigmatique Lisbeth Salander. Inutile de poser longuement les personnages, tellement forts et envoutants dans le premier tome qu’on s’en souvient comme si l’on venait à peine de les quitter ! Mais eux ont bien changé ! Après l’affaire Wennerström Lisbeth et Mickael on repris le cours de leurs vies… Enfin, presque… Mickael est devenu un journaliste très médiatisé, super-héros-super-star, « super Blomvist » ! Tandis Lisbeth profite de la vie et de sa fortune aux quatre coins du globe, en solitaire et dans l’anonymat le plus total. Jusqu’à ce que les ennuis ne la rattrapent… A son retour, elle est accusée du meurtre des deux collaborateurs avec lesquels Mikael pour le prochain numéro spécial de Milenium. Un sujet très épineux, – comme toujours – le trafic de prostituées. Commence alors une traque acharnée contre une soi-disant lesbienne dépravée, cinglée et hautement dangereuse : Lisbeth ! Cette dernière est en fait au centre des deux tomes La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’un allumette et La reine dans le palais des courant d’air… On en apprend plus sur son passé, ce qui a fait d’elle ce qu’elle est à présent : une enquêtrice hors pair, un cybergénie asocial, etc… J’ai beaucoup aimé ces deux derniers (fatalement, il n’y aura rien d’autre après…) livres de Larsson. L’enquête est encore plus prenante que dans le premier car on connaît bien les personnages et qu’on s’y est attaché. Toujours aussi bien écrit, on a moins de mal à entrer dans l’histoire et à se laisser emporter dans les nombreuses péripéties et retournement de situation. Même si les deux tomes présentent quelques phases « un peu molle » ou un peu moins captivantes, on comprend plusieurs pages plus loin que le ralentissement était voulu par l’auteur – histoire de nous surprendre comme il faut et quand il faut ! Bref, si vous avez apprécié Les hommes qui n’aiment pas les femmes, vous adorerez la suite et fin de la saga devenue culte ! Petit article EVENE sur l’auteur Tags associés : Millénium, Steig Larsson, Mikael Blomvist, Lisbeth Salander, saga
Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup, 2006
Publié par hinachii dans Carnet de lectures
Quatrième de couverture : Splendeur et misère de l'Inde d'aujourd'hui ou les rocambolesques aventures d'un gamin des rues qui rêve de devenir quelqu'un. Une galerie de portraits colorée, un voyage dans les recoins les plus sombres, d'un pays fascinant, une construction brillante pour une oeuvre originale.
Quand Ram entend rugir la jeep au gyrophare rouge, il sait que sa vie va prendre un nouveau tournant… pour la énième fois ! L’adolescent a l’habitude des revirements de situation puisque d’orphelin miséreux, il est devenu, en l’espace de 18 ans seulement, un riche milliardaire ! Comment ? Eh, bien c’est que Vikas Swarup nous fait découvrir dans son chef d’œuvre, Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire ! Au fil des chapitres, c’est tout l’univers d’un jeune indien qui se décompose et se recompose au grès de sa chance et des travers cruels d’une vie. Avec une écriture magistrale que je pourrai comparer sans exagérer à celle de Cent ans de solitude (Gabriel García Márquez), Vikas Swarup nous plonge dans l’Inde contemporaine, avec toutes les merveilles et les injustices qu’elle recèle depuis toujours. Sans jamais tomber dans un fatalisme quelconque ni dans l’euphorie aveuglante, l’auteur nous conte les histoires rocambolesques qui ont fait de Ram ce qu’il aujourd’hui. Car c’est bien un conte des temps modernes que Swarup nous livre ici ! On s’attache dés les premières lignes au personnage atypique de Ram Mohammad Thomas, jeune indien orphelin qui a gagné 1 000 000 000 de roupies à un jeu télévisé et qui se voit arrêté pour cette « aberration » ! C’est pour se défendre qu’il va devoir nous raconter tous les épisodes de sa vie qui l’ont conduit à répondre correctement aux 12 questions du jeu… Les chapitres se déploient majestueusement pour nous faire découvrir les sombres histoires et les plus beaux moments de la vie du jeune indien malchanceux qui devint milliardaire… Et on referme le livre à regret, avec un seul mot en tête : Chef d’œuvre ! Encore bravo et merci Monsieur Swarup ! Je conseille ce livre à tous ceux que l’Inde fascinent, qui ont adoré La cité de la joie et Cent ans de solitude, qui aiment se plonger corps et âme dans une excellente histoire, qui apprécient particulièrement les romans écrit de main de maître, et qui cherchent à en savoir plus sur le monde et sur eux-mêmes en ouvrant un bouquin… D’autres avis :
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Jeudi 25 Juin 2009 à 13:25

